17 avril 2006
Le suicide
Le suicide. Est une chose qui m'interroge depuis la 4ème. Une fois,
j'ai même avalé du mercure. Allez savoir pourquoi, ça n'a rien fait.
Mais je ne suis pas ici pour raconter ma vie.
Je
trouve étrange, voir méprisable, que lorsque l'on cherchait "méthodes
pour se suicider" sur google on tombait, il y a peu, sur une page d'un
médecin expliquant que, non, il ne fallait pas se suicider. Il semble
que ce ne soit plus le cas. Mais on ne trouve rien. Et pour cause, la
diffusion sur internet de méthodes pour se suicider est répréhensible
par la loi, au même titre que la diffusion d'images pédophiles.
Ca
me semble... irrespectueux. Orgueilleux. De quel droit prendre
l'initiative d'expliquer qu'il ne faut pas se suicider ? Que
connaissent-ils des souffrances de ceux qui recherchent comment se
suicider à part des statistiques ? Qu'ai-je à faire qu'un homme qui
avait envie de se suicider ait découvert que, finalement, il n'en avait
pas vraiment envie et que, du coup, il s'arroge le droit de nous
peindre nos souffrances en nous disant qu'elles ne sont rien à côté de
la valeur de la vie ? Je ne suis pas cet homme-là. Je ne le connais
pas. Il n'a pas à me raisonner. Personne n'a le droit de le faire. Il
s'agit de ma vie. Dont il ne connaît strictement rien. Il ne fera que
m'enfermer dans ses cadres de pensée en m'interdisant d'extérioriser ce
que je ressens.
Peut-être que, si des méthodes pour se suicider
sans douleur, avec le moins de traces apparentes sur les corps pour
diminuer le choc de sa découverte par des tiers, étaient autorisées sur
le net, nous aurions un indicateur efficace de l'état de mal-être de la
société. Je suppose que c'est une chose qui doit rester cachée. Pour
bien des gens. Et puis, comme ça, on ne pense pas à changer ce système
qui nous bouffe. Tout-va-bien-on-vous-dit.
C'est vrai que l'on s'en fiche, du système et de ses révélateurs. Mais je tenais à le dire.
Je
ne crois pas en Dieu. Son interdiction de me suicider ne me concerne
pas, puisque je ne reconnais pas son existence. Et même si je
reconnaissais son existence, les autres croyants auraient bien du mal à
m'expliquer pourquoi il aurait permi un tel acte. Et s'il l'a permi,
pourquoi il l'a interdit. La nature de ce Dieu resterait assez
mystérieuse pour que personne ne se risque à parler en son nom.
Le
suicide... Se tuer soi-même. Dans ce que j'en ai lu, sur le net, on
trouve souvent que l'envie de se suicider est engendrée parce que la
somme de souffrances reçue est supérieure à celle des bienfaits reçus.
Bien sûr. C'est une explication possible. La plus répandue même. De
cette formule mathématique débile découle des solutions : augmenter la
dose de bienfaits ou diminuer celle de souffrances (réellement ou bien
psychiquement).
J'ai même lu un article qui parlait d'un médicament
agissant sur l'organisme pour faire revoir "la vie en rose" en agissant
sur les molécules produites lorsque l'on "voit la vie en noir". Bien
sûr, le pourquoi le corps s'est mis à produire ces molécules reste
inconnu. Alors que c'est la chose importante. Il est vrai que ça peut
être efficace dans le cas d'un traitement pour une dépression, ce genre
de choses.
Risque-t-on, si la diffusion de méthodes pour se
suicider pullule sur internet, de se suicider plus facilement ? Je ne
sais pas. Ca ne veut probablement rien dire. Statistiquement, on verra
plus de suicides sans doute. L'envie de se suicider augmentera-t-elle
parmi la population ? Probablement pas. Je ne vois pas pourquoi elle le
ferait, il ne s'agit pas de faire de la publicité pour créer une envie
de se suicider (encore qu'avec ces connards de publicitaires tout est
bon pour faire de la thune). Peut-être y pensera-t-on avec moins de
crainte ou de culpabilité. Et après ? Par ricochet le suicide perdra
son statut de chose effroyable et les choses s'équilibreront forcément.
Nous cesserons de considérer qu'il faut "vivre à tout prix et le plus
longtemps possible" (ce qui est très capitaliste) et la majorité
recherchera peut-être une qualité de vie au dépend d'une quantité de
vie. Car le fait que l'on recherche de vivre le plus longtemps
possible, et pas le mieux possible, provient que l'on croît, ou qu'on
nous fait croire, que la vie est intrinsèquement bonne. Ce qui est
faux. Selon ce qui s'y passe, une vie peut être ou bonne ou mauvaise
pour celui qui la vit. Autoriser le suicide pourrait-il redonner à la
vie une qualité ? Sans doute pas, le capitalisme s'en emparera comme il
l'a toujours fait. Donc il n'y a pas de raison d'interdire le suicide
parce qu'il minerait la société. Il deviendrait une possibilité normale
parmi d'autres. La vie a déjà perdue sa valeur pour n'en avoir qu'une
marchande : il est illusoire de croire que le suicide lui fera plus de
mal. Tout comme il est illusoire de croire qu'il lui en redonnera une.
Mais ne glissons pas sur ce problème.
Le suicide est un acte de
responsabilité. Tout au moins, nous pouvons le défendre ainsi. Le
suicide n'est pas en soi, n'est pas forcément une fuite ou un acte de
désespoir. C'est ce que la plupart de ceux qui l'interdisent prônent.
Ils invoquent pour cela leur expérience personnelle ou les
statistiques. Il est vrai qu'un suicidé a du mal à revenir pour
"expliquer" son geste tout comme il est, par conséquent, impossible
d'avoir des statistiques sur les motivations des suicidés puisque leur
geste reste flou. Ainsi ceux qui interdisent le suicide ont la part
belle : il n'y a que ceux qui ne se sont pas suicidés qui restent et
qui grossissent les rangs des statistiques. Mais quelle légitimité
ont-ils pour interdire un acte qu'ils n'ont pas réalisé, qu'ils ont
manqué ? Aucune. Tout ce dont ils peuvent parler, c'est de l'envie de
se suicider. Pas du suicide. Pas de la mort. Il est vrai que parfois,
une TS révèle une valeur de la vie à celui qui l'a fait. Parfois. Tout
comme un accident auquel on échappe. Mais le suicide n'a rien d'un
accident. On ne peut pas "échapper" à un suicide. On peut simplement le
manquer.
Une autre chose, aussi, c'est de dire que le suicide est en
fait un appel à l'aide, l'expression d'une grande souffrance qui
s'extériorise. Bien sûr, c'est possible. Ce n'est pas la seule chose.
Encore une fois, on ne parle pas de "suicide" ici mais d'une envie de
se suicider, de faire cesser quelque chose. Il faut bien différencier
les deux : le football incarné par Zidane n'est pas la même chose que
le football incarné par Leboeuf. Il y a des tentatives de suicide qui
sont un appel à l'aide, ou une expression de souffrance. Tout comme il
y a des tentatives de suicide qui ne demandent rien à personne. De fait
: on ne peut pas interdire le suicide, puisqu'on ne sait pas ce que
c'est, pas plus que l'on ne peut interdire l'envie de se suicider. Il
faut justement apprendre à différencier les choses en parlant du
suicide et en l'opposant à la souffrance. Il faut une éducation du
suicide et une éducation de la souffrance. Il faut que celui qui
ressent l'envie de se suicider puisse éclaircir cette envie à lui-même,
il faut qu'il puisse la comprendre. Et cette éducation peut se réaliser
à travers le français ou la philosophie. Avec des textes en nuance, qui
ne diabolisent pas le suicide. Que la parole et la pensée puissent se
délier au delà du remord, de la culpabilité ou du cynisme. Car il est
pesant que, dès que l'on dise, parle, lise ou créé des choses un peu
glauques, l'interlocuteur pense, en bon robot, que "l'on a besoin
d'aide". La palme de l'hypocrisie revenant à ceux qui disent qu'il ne
faut pas faire pointer cette idée face à celui qui vous parle de
suicide - comprendre : l'idée de vous venir en aide est bien là, mais
il ne faut pas la montrer ; on cherche à vous changer et on vous
abandonnera lorsque tout "ira bien". Encore une fois, de quel droit
priver quelqu'un de sa vision des choses ? De ses interrogations
auxquelles on croît avoir des réponses à apporter et même, suprême
orgueil, à faire admettre légitimement, parce que l'on est persuadé de
son bon droit ?
Le suicide est un acte de responsabilité. Je ne
dirai pas de liberté, car je ne crois pas à la liberté - mais utilisez
ce terme si vous voulez, c'est un débat sans fin. L'intégrer parmi les
multiples possibilités de la vie me permet d'écarter la sensation que
cette vie m'a été imposée et que je suis obligé de la vivre. Dieu a
privé l'homme du contrôle sur sa vie et ensuite les hommes sont en
train de prendre le relais de Dieu. Savoir que le suicide est possible,
qu'il est réalisable sans être blâmable met en place la pire des peurs
pour les tenants, quels qu'ils soient (parents, état, amis...), du
pouvoir : me donner la possibilité de choisir de vivre. Ecarter
l'impression que je dois vivre à tout prix et me donner la possibilité
d'être responsable devant la vie, voilà la conséquence du suicide.
Responsable en fonction de rien d'autre que ce qui me constitue pour me
donner une force de choix. Si à 18 ans nous sommes considérés comme
majeurs par la loi, les sites proposant des méthodes pour se suicider
devraient comprendre le même avertissement que les sites
pornographiques. Ou, vu la faiblesse de cet avertissement, les
établissements proposant cela devraient, comme les sex-shop, être
autorisés en étant interdits aux moins de 18 ans.
N'entendons-nous rien encore du bruit des fossoyeurs qui ensevelissent Dieu ? Ne
sentons-nous rien encore de la décomposition divine ? - les dieux aussi se
décomposent ! Dieu est mort ! Dieu demeure mort ! Et nous l'avons tué ! Comment
nous consolerons-nous, nous, assassins entre les assassins ? Ce que le monde
possédait jusqu'alors de plus saint et de plus puissant, nos couteaux l'ont
vidés de son sang, - qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous
nous purifier ? Quelles cérémonies expiatoires, quels jeux sacrés nous
faudra-t-il inventer ? La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour
nous ? Ne nous faut-il pas devenir nous-mêmes des dieux pour apparaître
seulement dignes de lui ?
Nietzsche, Le gai savoir.
Un projet de blog autour du "suicide" : http://corpussuicide.canalblog.com
(Reprises)
Et quand voudrai-je ? - Celui qui a un but et un héritier, celui-là veut la mort en temps voulu pour but et héritier.
Et, par respect pour le but et l'hériter, il ne suspendra plus de guirlandes fanées dans le sanctuaire de la vie" (Ainsi parlait Zarathoustra)
Je trouve ridicule les gens qui penssent en voulant se suicider, qu'ils seront apaisés par la mort, qu'ils n'auront plus aucuns problemes, je pensse qu'ils faut bien saisir l'idée de ne pas exister et le puissance de cette idée.
Le texte que j'ai écrit était surtout en réaction contre les impressions que m'avaient laissé les autres textes sur lesquels j'étais tombé. Je voulais présenter quelque chose de différent et qui souligne leur insuffisance. Donc je pense que tu as raison lorsque tu me dis que je suis un peu trop dur par endroits.
Je ne sais pas si tu pourras lire ces lignes, mais de toute manière, je ne connais pas la méthode parfaite. Ce savoir est réservé aux médecins et à Hypocrate semble-t-il.
Je disais plus haut que rien de tel ne m'avait traversé l'esprit, d'abord parce que pour moi la vie n'a pas une valeur par elle-même, ensuite parce que ton message - toi ? - m'a semblé serein et sans rancoeur ni désespoir. Tu as peut-être raison lorsque tu dis que tu es "inadapté" au monde, mais je ne sais pas si cela veut dire que tu es "médiocre" - c'est peut-être le monde qui l'est. Je ne sais pas juger, les degrés et le pourquoi m'échappent, comme toujours.
Merci pour le qualificatif de "poète", mais je n'en suis pas un :) - je ne sais pas comment conclure ce message.
J'hésite à conjuger, mais par je me souviendrai, peut-être ?
Je ne sais pas si c'est à moi que ton message s'adresse, mais en tout cas je suis toujours là.
Tu as raison lorsque tu dis que je ne peux comprendre ce que tu ressens, et tu n'as pas à le justifier - l'âge n'est pas le critère d'un caractère.
Le texte que j'ai écrit avait clairement pour visée de prendre le contrepied de la majorité de ceux que l'on trouve sur internet, et qui accusent le suicide d'être un acte de lâcheté, d'irresponsabilité ou d'aliénation.
Mais comme l'a souligné Eric, le "suicide" est un acte complexe. Aussi je n'ai pas la prétention de le réduire à une seule "valeur vraie" - simplement celle de le penser autrement.
Si c'est cela qui a pu te permettre de te dégager d'idées reçues pour donner à un tel acte une valeur par et pour toi-même, alors j'en suis heureux.
Tu vois j'ai beau réfléchir, mais ce que j'ai peur le plus dans la mort c'est que dès que mon âme aura quitté mon corps elle ira directement se placer dans le corps d'un enfant qui vient de naître. Mon hantise et de revivre une 2ème fois tous ceux que j'ai souffert au fil de ma vie actuelle. Je pense comme cela car je suis Bouddhiste et comme le voit ma "religion" est que dès que ton corps cesse de vivre tu te réincarnes directement dans un nouveau-né. Je suis contre la réincarnation car si je veux me suicider c'est que je n'ai plus envie de vivre et de revivre. Pour moi c'est horrible. Je n'arrête pas désormais de penser à si je veux mourir ou non. Comme tu le dis si bien dans ton texte, est que tu veux prouver que le suicide n'est pas un signe de lâcheté et plutôt de courage car les gens qui n'ont jamais penser au suicide ou qui ne ont pas déjà fait une tentative ne savent pas comment il faut être prêt psychologiquement. Hier matin avant de t'écrire j'étais en train de rédiger mes dernières paroles à ma mère qui ma seule famille. Pourtant je ne parle plus depuis très longtemps à elle car j'ai vécu la famine et quand j'avais le plus besoin d'elle dans ma vie elle m'a laissée tomber. Je ne pouvais pas lui pardonner mais cette personne qui m'a donné la vie et qui m'a élevé. Pour être franc, j'ai plus grandi dans les rues qu'autre chose mais bon. Enfin tu vois, je suis un garçon très sentimentale, dès qu'une femme me quitte je n'arrête pas de pleurer et malheureusement je n'arrive pas à contrôler mes sentiments. En ce moment je viens de me faire larguer comme un moins que rien pourtant je sais que cette femme m'a utilisée mais je suis trop têtu et continu à l'aimer. Je te raconte surtout cela car ça me fait du bien de parler à quelqu'un qui m'écoute. J'ai peu d'amis c'est pour ça. En plus je me suis marier à 18ans avec une femme qui s'est ouverte les veines devant mes yeux pour que je me marrie avec elle. Au début je n'ai pas voulu le faire mais si je l'ai fait c'est surtout plus par obligation. Si tu savais comment ça m'a choqué quand elle a fait cela devant moi. Pourtant dans ma vie j'ai vu des choses horribles avec le sang mais comme c’était la femme que j'aime, j'ai craqué. Plus tard on s'est marié et on s'est séparé officiellement après 10 ois car elle avait trop changée ce n'étais plus la femme que j'aime. Pourtant mon coeur était complètement à elle. Pour te dire je suis toujours en procédure de divorce jusqu'au 10 janvier 2008. En ce moment on sera vraiment divorcé. Fort heureusement je suis parti à l'armée environ 10 mois et cela m'a aidé à l'oublier mais quand j'ai terminé mon service militaire et que je suis rentré à la maison, je suis retombé dans mes sentiments. J'ai pleuré cette femme pendant une année et demie. Elle m'a fait énormément souffrir mais je l'aimais. Je suis trop stupide. Et depuis 3 semaines je sortais avec une merveilleuse femme qui m'a redonnée goût à la vie mais qui m'a fait souffrir à son tour. Je suis sentimentale et je le regrette de tout mon coeur. Mais j'ai l'impression que certaines personnes qui viennent au monde sont faites pour supporter la misère du monde. Je m'excuse de t'avoir parlé de ma vie mais j'en ai vraiment besoin. Je te remercie sincèrement de m'avoir répondu.
Tout à fait personnellement, je pense qu'effectivement c'est refuser d'envisager ou de penser au suicide qui est une lâcheté ou une peur. Il n'y a rien de mauvais ni de punissable à y penser. Pas plus qu'il n'y en a à le faire ou à ne pas le faire. Tout est si compliqué.
Tu n'as pas à t'excuser de parler. Si tu veux, ou si tu n'es pas sûr, il y a un forum où des gens intelligents t'écouteront ici : http://forum.preventionsuicide.be/login.php , il te suffit de t'enregistrer.
J'y suis inscrit aussi mais je n'y ai jamais posté, je vais juste le lire. Il me semble que tu pourras y dire ce que tu as sur le coeur, et si tu n'aimes pas les réponses, tu as juste à partir (il ne sert à rien de s'acharner, ni de se justifier).
Je vais quand même passer sur ce forum pour voir les avis des gens et peut être poster. Je voudrai juste que ma situation s'améliore. Certes, grâce à toi je retrouve une lueur d'espoir.
Au fait si tu as besoin de parler de quelque chose je suis là. Je crois que tu as mon adresse e-mail donc si tu as envie tu m'écrire. Je passerai de temps en temps (si je ne suis pas encore mort) sur cette page web.
Vraiment merci pour tout.
J'espère que le forum te conviendra, et aussi que ta situation évoluera dans le sens de tes souhaits - je continuerai à mettre ce blog à jour, même si en ce moment je n'ai pas d'inspiration.
http://forum.preventionsuicide.be/login.php
Tu as aussi celui d'Infosuicide, que je trouve moins efficace :
http://w4-web143.nordnet.fr/forum/index.php
Sa répond a des questions qu'on ce pose mais pour ma part difficile a mettre en pratique.
On apprend par exemple qu'il n'y a aucune "victime" dans la vie.
Je pense pour part que pour vivre il faut etre prêt a mourrir a chaque instant.
Comment ça "aucune victime" ? Tu peux développer, stp ?
Aiguille
Certains disent que c'est un acte de lâcheté, que c'est fuir ses problèmes.
D'autres disent que c'est un appel à l'aide.
Mais toi tu as su exprimer les mots que je ne trouvais pas.
Le but premier du suicide est de se donner la mort, pas de demander de l'aide.
Je comprends que certains disent que c'est une lâcheté, mais ceux-là ne connaissent pas nos problèmes.
Personnellement j'ai plusieurs fois tenté de me suicider sur mes quinzes années de vie, la dernière en date:
J'ai ingurgité un grand nombre de médicaments et me disant qu'avec ça je mourrai sans souffrance. Bien au contraire, j'ai survécu avec quelques dégats aux reins et une interdiction formelle de reprendre des antis-inflammatoire. Après ce cuisant échec, je me suis évidemment senti encore plus nul, et, quand j'ai su que je m'en sortirai, la première chose à laquelle j'ai pensé c'était de rechercher une autre manière. On m'a fait consulter deux ou trois psy, devant eux je fais évidemment semblant d'aller mieux et de reprendre goût à la vie. Les gens veulent m'aider mais moi je n'ai pas envie qu'on m'aide, je veux que l'on me laisse partir.
Tout ça pour dire que je partage tes opinions sur le suicide et que ça m'a fait plaisir de lire ton texte, qui sera je l'espère le dernier que je lirai.
apres 20 ans de presence dans ce monde je me suis rendus compte que ces l'argent qui regit le monde et que l'amour n'est qu'une illusion
aujourd'hui il faut que je passe a l'acte car apres mure reflexion il est preferable pour moi de choisir une vie courte et supportable qu'une longue vie de misere et de solitude
j'aimerais croire en une vie apres la mort, une vie ou je serais quelqu'un avec des reves et du courage pour les accomplir mais y a t il reelement quelque chose apres la mort ?
je n'avais jammais essayé de me suicider avant alors il faut que j'emploie une methode qui va marcher a coup sur. je ne crois pas qu'il existe un moyen a porté de n'importe qui de mourir rapidement et sans souffrance, il y aura toujours un minimum de souffrance dans le passage a l'acte mais pour moi ces peux de chose comparer a ce qui m'attend si je decide de continuer de vivre. si j'aurais pus j'en aurais finis avec une balle dans la tete sa au moins c'est rapide mais se procurer une arme n'est pas a la portés de tout le monde, un autre moyen conciste a ce bourrer de medicament mais ce moyen aboutit le plus souvent a l'hopital avec d'horribles souffrances, les bonnes pillules ne sont prescrit par des medecins que dans des cas bien particulier et en nombre trop limité donc cette option est a evité. une autre methode conciste a s'ouvrir les veines et la encore c'est a évité car il n'y a pas asser de sang qui passe dans ces veines la blessure se cicatriserait avant de mourir et sa ne servirait a rien d'entailler profondement car en dessous se situe les nerfs et que si vous les toucher vous aller le sentir passer
en bref la methode que j'ais choisis c'est la pendaison c'est un moyen efficace de partir pour de bon mais evidement il y a un prix a payer et c'est la suffocation c'est une sensation bien particuliere mais qui selon la personne peut etre supportable, pour ma part j'ais l'intention d'ecouter mon mp3 pour que ma mort me soit un peu plus supportable, j'aurais bien voulus prendre des somniferes avant de me laisser pendre mes pas moyens de m'en procurer alors tant pis.
voila j'ais fini
j'espere que quelqu'un lira mon message histoire que je n'ais pas ecris pour rien
adieu.
je te remerci ton texte a été mon petit soleil de la journé et continu a etre comme tu ai ne change pas!! au revoir et encoe merci!!mégane
Vous pouvez aussi, si ça vous intéresse, trouver des textes et des références autour du suicide sur mon autre blog, ou y participer d'ailleurs (qui est par contre plus "neutre", plus axé "travail") :
http://corpussuicide.canalblog.com/
Ton discours me semble bien peu utile si tu veux mon avis, là y a des internautes qui te répondent qu'ils ont envie de se suicider et tu ne trouves qu'à te flatter de ton esbroufe.
Tu as voulu te suicider avec du mercure, quelle était ton intention à l'époque, et comment est ton état d'esprit aujourd'hui?
Ces gens ont envie de se suicider (pas tous d'ailleurs), et moi j'ai juste écrit un texte qu'ils me remercient d'avoir écrit. Ils pourraient, en tapant ce qu'ils tapent sur les moteurs de recherche, remercier cent mille autres personnes (comme toi je pense) qui leur diraient le contraire de ce que je dis. Mais ils écrivent ici. Tu l'expliques comment ?
Quant à tes questions, je te les retourne, bien sûr.
Ce qui est courageux c'est de faire de ses faiblesses des forces, tu as l'impression d'avoir vecu 1000 vies en 20ans? alors sert en pour acceder a autre chose, cultivez vous, lisez les livres, apprenez, pensez et surtout affrontez VOUS!! Patience les amis, de toutes facons, rien ne dure, tout est cyclique, tout change et s'arrange, les exemples ne manquent pas dans l'histoire et tous les grands hommes ont ete porté par une rage, une haine qui venait d'une vie miserable!!! Vous naimez pas cette vie, vous ne vous aimez pas, alors changez la...mais reflechissez si on est tous la a parler et a echanger nos experiences c'est que vous netes pas tout seul, nous navons jamais vecu dans une epoque aussi riche, profitez de vos experiences pour devenir des HOMMES, domptez la vie, maitrisez la...transformez votre tristesse en rage...cet homme qui ta quitté, ce patron qui ta licencié, ce père qui ta violé ou cette mere qui ta laissé mourir de faim...pourquoi ne pas decider de se relever et de leur montrer a tous que vous valez mieux parce que vous au moins vous avez su affrontez LA VIE!!
finalement la vie nest ni belle ni dure, elle est ce quelle est, nous sommes les maitres, condamnés à etre libre et a assumer nos choix et nos passés...alors on n'abandonne pas, on reste debout, calme et fier et on se bat pour qu'au moins sur notre lit de mort on se dise "chienne de vie, tu as failli m'avoir mais je t'ai bien baisé..."
Je te remercies.
Racommoder
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=92968&pid=2822499
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
